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Ecrire un texte Littéraire

Dossier: Littérature
Production Ecrite: Récit Littéraire


Aimez-vous la littérature ? Est-ce que vous croyez que vous avez un talent d’écriture? Etes-vous un futur écrivain ?
Les extraits suivants ci-dessous constituent le début de deux histoires différentes. Imaginez la suite de ces histoires. Essayez d’écrire deux récits narratifs différents.


"Je racontai mon histoire quand on m’arrêta mais personne ne voulut me croire. Je la racontai de nouveau lors du procès. Je dis la chose dans son entier comme elle était arrivée, pas davantage."
Théophile Gautier, 
Une visite nocturne, nouvelle 1843 
" Il l’attendait déjà depuis près de vingt minutes. Il savait qu’elle finirait par passer à cet endroit, car ses observations des jours précédents lui avaient permis d’établir son itinéraire avec précision. Cependant, elle était en retard et cela l’irritait au plus haut point. La chaleur et l’humidité le faisaient suer à grosses gouttes. Sa chemise collait à sa peau…Il avait préparé un scénario de rencontre fortuite qui devait les amener là où il souhaitait aller. Plus le temps avançait, plus la chaleur l’accablait et plus son imagination délirait. Le scénario se modifiait dangereusement. Lorsqu’il la vit arriver, il ne se contenait plus. "
Des oiseaux de mauvais augure, roman policier, Guy Dussault,
Fondation littéraire, Fleur de Lys, Laval, Québec, 2009

Une nouvelle conception de la vie



Dossier: Bien-être
Production Ecrite : Synthèse
Les nouvelles façons de partager :


Covoiturage :)

  • Acheter à plusieurs
  • Covoiturer
  • Echanger des services
  • Cohabiter
  • Louer entre particuliers….
   "Partager": l’ invitation est omniprésente pour les deux milliards d’individus qui voyagent sur la Toile. Une image, une humeur, une information, un commentaire…En un clic, Internet repousse les frontières géographiques et les barrières de la confiance : vous pouvez échanger n’importe quoi avec n’importe qui dans le monde entier! Les formes traditionnelles de partage sont réinventées à grande échelle par une multitude de sites qui proposent une nouvelle façon de consommer, « collaborative » entre particuliers. Troquer sa maison, louer sa voiture, emprunter une tondeuse, mijoter des petits plats pour les autres…Dans le monde, plus d’un internaute sur dix déclare être prêt à partager son espace de vie ou de travail et même sa machine à laver ou ses vêtements…Partager un bien est souvent l’occasion de créer du lien dans nos sociétés occidentales individualistes. La très grande majorité des Français (72%) pense que l’indifférence et le repli sur soi progressent dans notre pays. Mais 90% seraient prêts à faire un geste d’entraide envers leur voisin comme se rendre à la poste ou au supermarché ou prêter des objets de la vie courante. Cette solidarité dépasse les limites du quartier. On organise des déjeuners avec des inconnus pour ne pas manger tout seul (Coluche), on participe à des rassemblements éclair (flash mob)artistiques ou contestataires, on se rend service sans se connaître (chantiers solidaires, échange de savoirs)…Certains vont jusqu'à concevoir des véritables modes de vie alternatifs fondés sur le partage, comme par exemple habiter à plusieurs familles sous le même toit ou s’investir financièrement et humainement dans le projet des autres (un artiste, un agriculteur..) Selon une récente étude américaine, avoir une vie sociale bien remplie rend heureux et augmente de 50% les chances de vivre plus vieux. Alors pourquoi se priver? Partageons!
Extrait d’un article écrit par Marie Dormoy, Frédéric Karpyta, Sébastien Porte et Fabien Trécourt publié dans la revue "Ça m’intéresse". Décembre 2010 No 358


100 idées pour changer de vie



   Ah, la rentrée les embouteillages, les transports bondés, la course pour les dernières fournitures scolaires, le chef irascible, le collègue revêche et l’automne qui pointe. Alors qu’on aimerait faire durer le bénéfice des vacances, le quotidien a tôt fait de nous rattraper. Et vient, dans un soupir, cette interrogation déjà ressassée : « Et si on changeait de vie ? » Quand on demande aux lecteurs ils répondent qu’ils en ont envie. Est-ce un ras-le bol ou un désir profond ? Quand on demande aux candidats au changement à quoi ils aspirent avant tout, 43% rêvent d’un nouveau cadre de vie et 42% se voient avec un métier totalement différent. Ces résultats rejoignent les analystes de l’un des spécialistes interrogés. Jean-Yves Pineau dirige une association nationale mettant en rapport communes rurales et urbaines. Il estime à 100.000 le nombre de citadins fuyant chaque année les grandes cités pour s’installer à la campagne. Et pointe un phénomène nouveau : les « néo ruraux » ne se contentent plus de déménager à la périphérie des métropoles, là où commence la verdure. Ils quittent en même temps leurs bureaux ou leurs ateliers pour mener une nouvelle vie aux champs. Ce mouvement va au-delà de ce que l’on a appelé le « syndrome de la chambre d’hôtes » qui pousse les cadres quarantenaires à risquer leurs économies dans une coquette fermette au risque parfois de déchanter.



   Face aux fermetures d’usine et aux menaces de licenciements, les Français sont de plus en plus nombreux à renoncer à leur plan de carrière. S’y ajoute la part de la raison. Comme on ne s’improvise pas hôtelier ou producteur de fromages bio, les aspirants à la reconversion professionnelle construisent leur projet, investissent dans une formation qualifiante, guignent les opportunités. Nous en avons répertorié plusieurs dizaines pour donner des idées, montrer combien le champ des possibles est vaste et qui sait, déclencher des vocations ? Nous avons pointé en particulier les écoles d’artisanat pour ceux qui rêvent de se réaliser en œuvrant de leurs mains. Ces reconversions sont de moins en moins exceptionnelles. Des juristes se muent en charpentiers, des commerciaux en forgerons. Grandit une envie vraie : celle de mieux maîtriser son existence et de s’épanouir. D’où l’engouement aussi pour les activités en lien avec l’environnement ou l’humanitaire. A défaut de pouvoir en faire son métier, nombreux sont ceux qui rejoignent bénévolement des associations ou des ONG. Nous vous donnons de multiples pistes et contacts pour les imiter. Car changer de vie, c’est aussi développer de nouvelles solidarités et changer le regard que l’on pose sur les autres et sur soi.
Extrait d’un article écrit par, Frédéric Karpyta, Alice Bomboy, Arnaud Gonzaque publié dans la revue "Ça m’ intéresse". Septenbre 2009 No 343


Activité de Production Ecrite
   Etudiez les deux extraits d’articles. Essayez de relevez l’idée commune dans les deux textes et après écrivez une synthèse basée sur cette idée commune.

Dossier : Dépendances

Production Ecrite : Compte rendu

Drogues
DEVANT L’ÉCHEC DES AUTRES POLITIQUES

Faut-il légaliser les drogues ?


par Pierre Charasse
Ancien ambassadeur (France)
publié : le 31 mars 2010


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Du 8 au 10 mars dernier s’est tenue, à Vienne (Autriche), la réunion annuelle de la Commission des Nations unies sur les stupéfiants. Les gouvernements du monde entier y ont déclaré, une fois encore, leur soutien à la lutte globale contre les drogues. Pourtant, le bilan de la “guerre contre les drogues” n’est pas brillant : le nombre de consommateurs continue de croître, et les violations des droits de l’homme commises par les forces de sécurité ou par les cartels entraînent, dans certains pays, des milliers de détentions et de morts. Au Mexique, par exemple, le déploiement de l’armée dans plusieurs Etats a provoqué, en trois ans, plus de 16.000 morts... La prohibition des stupéfiants, légitimée par les Nations unies, continue d’être le moteur de ces politiques répressives, plus moralistes que rationnelles. De plus en plus de spécialistes en viennent à penser que les lois anti-drogues sont plus dangereuses que les stupéfiants eux-mêmes. Que faire alors ? Faut-il changer radicalement de méthode ? Aller vers une légalisation des drogues ?
Les rapports annuels des Nations Unies sont édifiants. Ils ne font apparaître aucune tendance globale à la baisse du trafic de stupéfiants (cannabis, cocaïne, héroïne, drogues de synthèse). La production et la consommation demeurent globalement stables ou en hausse. Depuis quelques années, les pays industrialisés sont devenus producteurs de drogues de synthèse (ecstasy, amphétamines) que l’on retrouve dans le monde entier. Le narcotrafic est soumis aux lois du marché, mais la prohibition fournit une "valeur ajoutée" importante. Et la transgression de l’interdit constitue un puissant stimulant de la consommation. L’état des lieux est accablant. Et c’est en toute logique que de nombreuses personnalités de toutes sensibilités demandent qu’un terme soit mis à ces politiques d’interdiction dont on voit bien qu’elles n’ont pas atteint leur objectif. Au contraire, elles font croître la violence, la corruption et l’injection d’argent d’origine illicite dans l’économie mondiale. 
De nombreux experts - médecins, économistes, magistrats, policiers - font un constat identique. En Amérique latine, des anciens présidents - Ernesto Zedillo (Mexique), Fernando Henrique Cardoso (Brésil), Alejandro Toledo (Pérou), Carlos Gaviria (Colombie) -, ont lancé un appel pour changer complètement d’approche en légalisant la drogue. Ils posent une question : comment sortir du piège dans lequel la prohibition a enfermé la communauté internationale ? 
Au XIXe siècle, le commerce de l’opium, encouragé par le Royaume-Uni et la France, était fort lucratif. C’est en son nom que furent lancées, entre 1839 et 1860, les « guerres de l’opium » contre la Chine. Tout change au début du XXe siècle sous la pression des mouvements prohibitionnistes aux Etats-Unis. Ceux-ci persuadent, dès 1906, le président Theodore Roosevelt de lancer une croisade contre les drogues et d’imposer un nouvel ordre moral. L’objectif affiché était de « protéger les races non-civilisées  » contre les dangers des drogues (dont l’alcool). Les Etats-Unis convoquent à Shanghai, en 1909, la première Conférence internationale. Elle jette les bases des stratégies mondiales prohibitionnistes, sans tenir compte de l’extrême complexité d’un phénomène aussi vieux que l’humanité, lié à des pratiques religieuses, spirituelles ou curatives. Quant à la prohibition de l’alcool aux Etats-Unis, elle va durer quatorze ans (de 1919 à 1933), et se solder par un échec retentissant.
 Durant tout le XXe siècle, les Conférences internationales se sont succédées, produisant des normes chaque fois plus dures. L’ONU s’est dotée de mécanismes pour en superviser la mise en œuvre : l’Organisation des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) ; la Commission des stupéfiants, dans le cadre de l’ECOSOC (Conseil économique et social des Nations unies) ; et l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Washington a réussi à imposer une prohibition générale et universelle, ajoutant, depuis une vingtaine d’année, des raisons de sécurité aux postures moralistes. 
Après le 11 septembre 2001, les pays occidentaux ont fait un amalgame entre trafic de drogue, crime organisé et terrorisme, rajoutant de la confusion à un problème déjà complexe. Tous les Etats durent ratifier les Conventions internationales et les transposer dans leur droit interne. Un régime uniformisé s’applique ainsi dans tous les pays. Il permet la coopération internationale et l’entraide judiciaire contre les trafiquants. 
 Mais, derrière ce consensus, se cachent de profonds désaccords et une confrontation Nord-Sud. Accusés d’être les pourvoyeurs mondiaux de substances interdites, les pays du Sud ont réagi et réussi à imposer une approche un peu plus équilibrée entre pays producteurs et nations consommatrices, au nom d’une « responsabilité partagée ». Cela n’a pas suffi pour rendre l’arsenal juridique international plus efficace. Le Rapport de la Commission des stupéfiants de décembre 2009 confirme l’impossibilité de contrôler la circulation et l’usage des stupéfiants par des mesures répressives.
On arrivera toujours à saisir quelques quantités de drogue, à mettre en prison du menu fretin, mais globalement ces « succès » sont insignifiants par rapport à l’envergure d’un phénomène qui a su jouer à merveille des possibilités offertes par la mondialisation. En 2009 et 2010, le magazine américain Forbes a placé un chef de cartel mexicain (Joaquín « El Chapo » Guzmán, officiellement en fuite depuis 2001), dans la liste des plus grandes fortunés du monde. Dans de nombreux pays, l’argent de la drogue est devenu une composante fondamentale du PIB (Produit intérieur brut). Devant un tel bilan, la légalisation des drogues semble être la seule voie réaliste.
 Mais comment faire pour démanteler l’appareil répressif international, et par quoi le remplacer ? L’entreprise paraît titanesque. Le lieu naturel de discussion pour ouvrir ce débat est la Commission des stupéfiants de l’ONU. Elle a tenu sa session annuelle à Vienne du 8 au 12 mars dernier. Les pays et les ONG (Organisations non gouvernementales) qui souhaitent réformer le régime actuel prohibitionniste sont intervenus en brisant un tabou. Mais les pays occidentaux, sous la pression des Etats-Unis, restent sourds à ces appels et s’accrochent à des politiques dont ils savent qu’elles ont échoué. 
 Mais le chemin à parcourir reste long. Des Etats doivent s’organiser pour construire une coalition (« like minded  » dans le jargon onusien) afin de proposer une autre approche, ni dogmatique ni moraliste, fondée sur des données scientifiques. Une majorité d’Etats pourrait se dessiner pour demander un moratoire aux Conventions en vigueur, et lancer une Conférence de révision pour privilégier des politiques de santé publique à l’adresse des toxicomanes.
 Un point essentiel de la discussion serait la révision des listes absurdes de substances prohibées. Elles comprennent des plantes naturelles (cannabis, coca, pavot, etc.) qui ne sont pas plus dangereuses, à l’état naturel, que la vigne ou le tabac. Des millions de paysans en Amérique latine, en Asie ou en Afrique, visés par la répression actuelle, cesseraient d’être considérés comme des délinquants. Des programmes de cultures de substitution, aidées par les Etats, pourraient être lancés avec le soutien de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’Organisation mondiale du commerce (OMC) devrait accepter que, dans des contextes particuliers, des subventions agricoles soient indispensables pour permettre à des familles rurales de revenir à des cultures traditionnelles non compétitives.
 La légalisation pourrait provoquer, dans un premier temps, un regain de curiosité à l’égard de ce qui a été longtemps interdit. Mais la consommation devrait ensuite chuter et se stabiliser. Il n’est pas question de sous-estimer la dangerosité de certaines substances, mais le seul moyen d’en contrer les effets est de les traiter, préventivement, sur le plan médical. Les toxicomanes, comme les alcooliques (mais bien moins nombreux qu’eux), sont des malades, pas des délinquants. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) aurait un rôle essentiel à jouer pour conseiller les pays dans l’élaboration de nouvelles politiques financées par les économies réalisées sur les budgets des appareils répressifs. Compte tenu du poids de la narco-économie dans certaines régions et de son effondrement probable, des mesures d’accompagnement devraient être étudiées pour atténuer les effets économiques et sociaux de la légalisation. Des secteurs comme l’immobilier, le luxe, le tourisme dépendent des flux d’argent blanchi. Des milliers d’emplois sont en jeu dans l’économie légale et dans l’agriculture. Chaque pays devra mettre en place un régime adapté pour faire face à ces conséquences. 
 Le premier pas sera le plus difficile. Une fois le tabou brisé, le bon sens l’emportera. Si le consensus est suffisamment large pour porter le débat à l’ONU, en moins de cinq ans la mécanique intergouvernementale adoptera un nouveau régime international des drogues. Le principal obstacle viendra de Washington. Pourtant, plusieurs Etats américains - dont la Californie - ont déjà décidé de dépénaliser la consommation de cannabis. Ce qui met le Mexique frontalier en porte-à-faux : est-il juste d’aligner des dizaines de cadavres tous les jours (entre vingt et cinquante, plus qu’en Irak ou Afghanistan) au nom d’un combat qui n’est plus mené aux Etats-Unis ? Si un signal vient de Washington, l’Union européenne, qui a une politique erratique et incohérente, et de nombreux pays du monde suivront le mouvement.


Lisez l’article et essayez d’écrire un compte rendu



Dossier : Immigration

Production Ecrite: Article journalistique
Immigration en France et en Grèce

Immigration en France





   L’INSEE appelle immigré tout résident en France, né à l’étranger avec une nationalité étrangère, quelle que soit sa nationalité actuelle (française ou pas). En 2008, la France métropolitaine comportait 5 millions d’immigrés soit 8 % de la population.
Immigré : personne résidant en France, née étrangère dans un pays étranger.
Étranger : personne résidant en France et n’ayant pas la nationalité française
   La qualité d’immigré est définie en fonction d’un double critère, immuable, de lieu de naissance et de nationalité. Tout immigré n’est pas étranger : un immigré a pu acquérir la nationalité française. À l’inverse, tout étranger n’est pas immigré : certains étrangers sont nés en France: c’est le cas de 550 000 d’entre eux à la
mi-2004.Mi-2004, 3,5 millions d’étrangers vivent en France. Un peu moins de trois millions d’entre eux sont nés à l’étranger, tandis que 550 000 sont nés en France. Parmi ces derniers, 450 000 sont des jeunes de moins de 18 ans, dont les parents sont étrangers et nés à l’étranger.



   L’immigration en France a beaucoup changé. D’abord, les motifs d’immigration se sont modifiés : le motif familial prédomine désormais et la population immigrée s’est féminisée. En plus, dans les dernières décennies, les origines géographiques des immigrés se sont beaucoup diversifiées et sont devenues de plus en plus lointaines.
   Les immigrés sont davantage présents dans les zones frontalières et les régions urbanisées ou industrielles, soit l’Île-de-France, la façade est et les régions.
Du fait de la taille de leur famille, de la faiblesse de leurs revenus et de leur concentration dans les grandes villes, les immigrés sont plus souvent locataires du secteur social et vivent plus fréquemment dans des logements surpeuplés.
Les immigrés vivent plus souvent que le reste de la population en couple, notamment avec enfants. Plus de la moitié des couples composés d’au moins un immigré sont des couples mixtes.
   En outre, le niveau d’études des immigrés a nettement progressé. Cependant, les immigrés sont davantage affectés par le chômage. Ils occupent plus souvent des postes d’ouvriers ou d’employés, notamment non qualifiés.
Les femmes immigrées se caractérisent également par une forte présence dans les services directs aux particuliers (assistantes maternelles, femmes de ménages, gardiennes d’immeuble) :
   Les enfants d’immigrés sont souvent en difficulté scolaire, mais pas plus que les autres enfants ayant les mêmes caractéristiques sociales. Cette difficulté résulte directement du fait que les enfants d’immigrés vivent souvent dans un environnement familial moins favorable à la réussite scolaire : sexe, structure et taille de la famille, diplôme, activité et catégorie socioprofessionnelle des parents comparables, les écarts de réussite s’atténuent voire s’inversent. Ce retournement s’explique, en partie au moins, par les fortes aspirations exprimées par les familles immigrées.
Source : Chloé TAVAN, Les immigrés en France : une situation qui évolue cellule Statistiques et études sur l’immigration, Insee article publié dans Insee Première, numéro N° 1042 - Septembre 2005.Cet article constitue une synthèse de l’ouvrage Les immigrés en France – édition 2005 de la collection Références
Immigration en Grèce 


   Les immigrés en Grèce représentent environ 10 % de la population. Comme le Portugal, la Grèce est passée en deux décennies de pays d'émigration à pays d'immigration, phénomène indispensable dans un pays où le taux de fécondité est un des plus bas d'Europe. La première vague arrivée dans les années 1980 est surtout composée de Philippins ou de Pakistanais (dans la marine marchande), mais aussi d’Éthiopiens, de Soudanais ou de Sri Lankais. Plus récemment, et plus nombreux, sont arrivés les Albanais, les Polonais, ainsi que quelques centaines milliers de Grecs pontiques (originaires de l’ex-URSS), ces derniers se voient facilement attribués la nationalité grecque.
   Les immigrés, tout comme l'ensemble des Grecs, sont frappés aujourd’hui de plein fouet par la crise économique et un marché du travail en berne. Ils sont également la cible d'hostilités grandissantes et de violence.

Source: http://www.bibliomonde.com/donnee/grece-immigration-324.html 
Activité de Production Ecrite
Quelle est la situation de ces personnes en Grèce? Comment s’intègrent-elles dans une nation qui peine à remonter la pente? Quelles positions les autorités adoptent-elles? Rédigez un article journalistique sur ce sujet.
Activité Interculturelle
Faites une étude comparative des états des lieux de l’immigration en France et en Grèce.






Dossier : Racisme

Production Ecrite : Dissertation




Racisme : le refus de la différence


"A l' heure où les biologistes s'interrogent sur la notion même de race, le thème qui soulève toujours les passions et déclenche toutes sortes d'affrontements, c'est bien celui du racisme. En tant que Philosophes aimant la Vérité, nous souhaiterions envisager ce sujet à la lumière de la pensée traditionnelle. En confrontant ces points de vue aux conceptions actuelles sur l'homme, nous trouverons peut-être une certaine clarté. Et surtout, en apprenant à connaître et accepter la diversité des cultures, nous saurons nous rapprocher d'une meilleure compréhension de ce qu'est l'humanité dans son ensemble".
Regardez la vidéo "Zemmour & Dieudonné sur SOS Racisme" et essayez d’écrire une dissertation sur le sujet du racisme.

Jorge Livraga Fondateur de Nouvelle Acropole

Article paru dans la revue Nouvelle Acropole (Belgique), n° 17, mai 1983, pp. 17-21.




Dossier : Environnement

Production Ecrite : Essai


La pollution de l'air

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   Littoral défiguré, eau polluée, catastrophes naturelles et technologiques, la santé du pays reste chancelante, selon l'Institut français de l'environnement. (IFEN)
   Comme il tombe à pic, ce diagnostic écologique de l'Hexagone, est porté par l'Institut français de l'environnement! Une merveilleuse coïncidence pour notre nouvelle ministre de l'Ecologie, Roselyne Bachelot, qui débarque, toute pimpante, dans un secteur qu'elle aborde avec l'enthousiasme d'un explorateur mettant le pied sur un continent inconnu. Au moins, « L'environnement en France » lui aura permis de découvrir un pays dont la santé s'est progressivement dégradée depuis le précédent check-up établi par l'Ifen en 1998. 
   La France écologique aurait, en effet, mal supporté la reprise de la croissance économique sous les socialistes, laquelle s'est manifestée par un regain de l'activité industrielle, la hausse de la consommation, l'extension des transports, l'accroissement de la construction, l'affluence touristique. Que d'activités stressantes pour l'environnement !
   Parmi les multiples sujets d'inquiétude, l'incapacité de l'Etat à enrayer l'empoisonnement progressif des rivières et des nappes phréatiques par les nitrates pose réellement un problème. C'est bien simple, entre 1992-1993 et 1997-1998, une augmentation de la pollution azotée a été observée dans la moitié des captages d'eau. A tel point que, pour plus de la moitié des nappes phréatiques, le seuil maximal admissible de 50 milligrammes par litre est irrésistiblement approché. Celui-ci est même franchi dans un point de mesure sur dix! 
   Conséquence, à la demande de Bruxelles, la France a dû classer la moitié de sa surface agricole en zone vulnérable, nécessitant des mesures urgentes. Cette liste rouge comprend une grande partie de l'Alsace, du département du Nord, de la Picardie, de la Normandie, de l'Yonne, de la Seine-et-Marne, de la Beauce, des Pays de la Loire. Et, bien évidemment, la totalité de la Bretagne, dont les rivières sont gangrenées par le lisier de porc...

Champions du bétonnage
   Les principaux coupables sont identifiés depuis longtemps. Il s'agit, surtout, des éleveurs et des adeptes de la culture intensive, grande consommatrice d'engrais azotés. Pourtant, depuis 1993, l'Etat a généreusement versé 2 milliards d'euros aux seuls éleveurs pour les aider à maîtriser leurs rejets. Un coup d'épée dans l'eau ! Outre les nitrates, voilà que les pesticides menacent à leur tour : ils sont, d'ores et déjà, détectés dans les trois quarts des points d'eau analysés et, dans un cas sur deux, leur concentration nécessite un traitement pour rendre l'eau potable.
   Après l'empoisonnement des nappes d'eau, autre inquiétude de l'Ifen : la calcification aiguë du littoral ! L'urbanisation s'y poursuit à un rythme effréné. Comme des papillons de nuit attirés par la lumière, les Français sont de plus en plus nombreux à venir s'agglutiner en bord de mer, surtout dans le Sud. Déjà, les départements côtiers affichent une densité de population deux fois et demie supérieure à la moyenne nationale. Le Var, les Alpes-Maritimes et le Morbihan restent les champions incontestés du bétonnage à vocation touristique. Il s'est traduit, ces dix dernières années, par une augmentation de 21 % du nombre de résidences secondaires dans les communes littorales. Ce raz de marée fait conclure aux auteurs du rapport que, si la fameuse loi Littoral a effectivement permis de torpiller les gros projets immobiliers, elle n'a pas pu freiner le grignotage continuel du bord de mer. « Faux ! » s'emporte François Letourneux, directeur du Conservatoire du littoral et dernier président de... l'Ifen. « Aucune étude ne permet d'affirmer que l'urbanisation des communes côtières a eu lieu en bord de mer. Beaucoup de constructions ont été édifiées en retrait, je dis donc que la loi Littoral s'est révélée efficace tout en permettant aux communes de continuer à se développer. Il n'est donc pas nécessaire de la modifier comme le réclament certains élus. » 
   En revanche, François Letourneux s'accorde avec l'Ifen pour s'inquiéter de la multiplication des ports de plaisance, des plages artificielles, des digues et des terre-pleins gagnés sur la mer qui ont déjà recouvert 10 % des fonds marins entre 0 et 20 mètres de profondeur sur la côte méditerranéenne.
   Enfin, troisième constat de l'Ifen, qui devrait donner à réfléchir à Roselyne Bachelot : la recrudescence des catastrophes technologiques et naturelles. L'explosion de l'usine AZF de Toulouse, les naufrages du « Ievoli Sun » et de l'« Erika », le défaut d'étanchéité découvert sur deux réacteurs nucléaires de la centrale de Belleville ne doivent pas faire oublier, non plus, l'émergence de nouveaux risques liés au domaine sanitaire - comme le sang contaminé, la maladie de la vache folle - et aux nouvelles technologies, type OGM, réseaux informatiques...
La réalité des risques naturels
   Mais, surtout, avec les tempêtes de décembre 1999 et les grandes inondations dans la Somme, l'Aude et la Bretagne, la France continentale redécouvre la réalité des risques naturels. 
   Bien qu'il soit trop tôt pour en attribuer la cause au réchauffement de la planète, l'Ifen ne peut s'empêcher de remarquer que les trois quarts des aléas naturels survenus au cours des quatre dernières années sont d'ordre climatique. Il ne serait donc peut-être pas inutile de préparer la France à de profonds bouleversements. Or seule une minorité de communes censées adopter un plan de prévention des risques naturels l'ont effectivement fait à ce jour. Et quand ces plans existent, ils sont souvent bâclés et, pis, parfois ignorés par les élus, qui continuent à accorder des permis de construire en zones inondables. 
   Voilà donc, grâce à l'Ifen, Roselyne Bachelot instruite des dossiers les plus chauds. Faisons-lui confiance pour prescrire les médecines appropriées : Jacques Chirac, qui a multiplié les professions de foi environnementales lors de la campagne présidentielle, n'a pu que nommer le médecin le plus compétent au poste de ministre de l'Ecologie et du Développement durable.
Source : conseil régional Paca, université de Nice

Vous pourriez aussi regarder les vidéos sur les liens suivants :
http://www.youtube.com/watch?v=vuB8t-bxJMk      
http://www.youtube.com/watch?v=JA9AIfoVuMk      
http://www.youtube.com/watch?v=AeeYkg0xzgI   
http://www.youtube.com/watch?v=XVrZLHnHZoU 
http://www.youtube.com/watch?v=2dvrAELfWQE   
http://www.youtube.com/watch?v=MXgcoWTqPjQ

Activité de Production écrite
Quelles réflexions la lecture de ce texte et les vidéos  « L’environnement » et « L’effet de serre » suscitent-elles en vous ? Quels sont les dangers, les risques et les effets de la dégradation de l’environnement ? Quelles mesures doit-on prendre ?
A partir des réflexions sur le sujet ci-dessus écrivez un essai.